Parlons traduction

Translator Talk - Arianne

 

 

 

 

 

Lorsqu’elle a appris que nous étions à la recherche d’un traducteur pour combler un poste de remplacement de congé de maternité, Arianne Des Rochers a sauté sur l’occasion : accumuler de l’expérience en cabinet était une première pour elle. Avec ses deux diplômes et un goût prononcé pour l’aventure, cette jeune traductrice débordante d’énergie cumule déjà une multitude d’expériences diversifiées.

Comment te détends-tu après une dure journée au bureau?

Le plus difficile pour moi, c’est de devoir rester assise toute la journée. À 17 h, j’ai donc besoin de bouger! La première chose que je fais en rentrant à la maison, c’est amener Paco au parc à chiens pendant environ une heure. Ça me permet de décompresser et de prendre une bonne bouffée d’air.

Quelle est ta plus grande bête noire en matière de langue?

Dans le cadre de mon travail, je déteste l’auxiliaire modal « pouvoir » (qu’on utilise exagérément et inutilement en français) et l’utilisation de l’adverbe comparatif « plus » sans élément de comparaison (par exemple : les Québécois sont moins obèses. Moins obèses que qui, que quoi? Que les Ontariens? Que l’an passé?). Et dans la vie de tous les jours, j’aime bien rectifier mes proches lorsqu’ils disent « un vidéo ».

Préfères-tu réviser à l’écran ou sur papier?

Voilà une question un peu étrange pour une jeune traductrice qui a obtenu son baccalauréat en 2012, et qui a toujours exercé son métier avec l’aide de la technologie. Le papier, c’est tellement démodé!

Comment te tiens-tu au courant des changements qui touchent la langue?

À mon avis, le simple fait d’être traductrice m’amène à constamment explorer l’évolution de la langue. À force de toujours consulter des sources qui sont régulièrement mises à jour, on n’a d’autre choix que de se tenir au courant. Malgré tout, il est important de garder un esprit ouvert et d’accepter de modifier ses habitudes linguistiques au gré des changements dans notre environnement. Par exemple, prenons le fameux terme « caméra », tant décrié de tous en tant qu’anglicisme pour désigner un appareil photo. Il s’avère qu’en 2015, n’importe quel appareil photo est aussi doté d’une fonction vidéo. Cette règle est à mon avis désuète, et « caméra » est devenu un terme tout à fait acceptable.

Quelle est la plus récente addition à ta bibliothèque?

Blanc dehors de Martine Delvaux, Pas pleurer de Lydie Salvaire, Infinite Jest de David Foster Wallace et Translation Effects, anthologie dirigée par Sherry Simon, Luise von Flotow et Kathy Mezei. Ces quatre achats effectués simultanément reflètent bien l’ensemble de mes lectures : un nombre plutôt équivalent de romans en français et de romans en anglais, avec une bonne dose d’essais sur la traduction.

Quel est le projet de traduction dont tu rêves?

J’aimerais mettre sur pied une coopérative de traduction qui réunirait des pigistes, des langagiers et des étudiants. J’imagine un endroit axé sur la formation continue, l’entraide, et l’engagement communautaire, où les talents de tous sont mis à contribution dans le cadre d’ateliers et de projets collaboratifs. C’est un projet que je nourris avec un ami traducteur. À suivre…

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