Le français des bûcherons

Traduction TimbreJ’ai récemment vu un documentaire sur les bûcherons du Québec ― Hommes-des-Bois (Bûcherons de Chantier) de Simon Rodrigue ―, un métier très courant jusqu’au siècle dernier. En plus d’être très intéressant sur le plan historique, le film m’a rappelé à quel point notre langue est en constant mouvement.

On y entendait des hommes d’une autre époque nous relater cette vie d’autrefois. Un monde sépare leur langue et la mienne, qui est pourtant la même… un phénomène fascinant.

Au-delà des accents typiques (comme de prononcer ma’hine pour « machine » ou Holiette pour « Joliette »), il y avait ce vocabulaire, ces expressions tout à fait délicieuses qui m’ont fait sourire. Quelques exemples, en vrac : « il était malade de brosse », « sauver un peu de temps, un peu de misère » ou « monter la côte » (pour amasser de l’argent).

Ce qui me faire dire que le succès que connaît actuellement Fred Pellerin n’est pas fortuit : son public retrouve avec plaisir cette saveur langagière d’autrefois, ce don pour la métaphore bien roulée et ces images fortes, animées et inventives.

La morale de cette histoire : notre français se châtie, s’internationalise et perd ses « r » roulés. Soit. Mais de grâce, qu’il ne perde pas sa poésie!

 

Source de l’image:

Timbre: Jos Montferrand, bûcheron légendaire.

Droit d’auteur Société canadienne des postes

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